La rechute
" On ne se débarrasse pas d'une habitude en la jetant par la fenêtre ! il faut lui faire descendre l'escalier marche par marche" Marc Twain
"Rechuter, c'est apprendre à guérir". Nous n'apprenons pas tous de la même manière et c'est ici que la mission d'Addict' prend tout son sens .
C'est justement parce que certain ont besoin de temps, d'autres structures, d'autres traitements que nous avons décidé de proposer une autre forme d'accompagnement.
Lorsque l'on parle de rechute il nous semble important de dédramatiser d'entrée le sujet. D'un point de vue thérapeutique, la rechute fait partie intégrante du processus de changement et de guérison. (Di Clemente et Prochaska) (Marlatt et Gordon) (Miller et Rollnick)
Cela ne signifie pas qu'elle est obligatoire et nécessaire. Mais elle n'est pas non plus le signe d'un retour en arrière, et encore moins d'un échec.
Pour faire simple on peut dire que la rechute c'est un sursaut de la maladie en voie de guérison . C'est également une présupposition de la PNL : il n'y a pas d'échec, il n'y a que du feed back (knowledge management, gestion des acquis).
Les raisons sont multiples. Il faut également pouvoir distinguer une rechute au sens littéral du mot, d'un faux pas sans lendemain. Il ne s'agit pas de prendre ce dernier à la légère, mais de bien comprendre qu'une dépendance ne disparaît pas sur un simple claquement de doigts.
Nous parlons ici de congruence. En effet, il ne peut y avoir de guérison, de changement significatif si toutes les parties de son être, bio-psycho-social et spirituel, ne sont pas en accord avec la décision prise. Il ne suffit hélas pas de désirer le changement.
Il faut encore aller vérifier à tous les niveaux de l'être si cette décision fait sens.
Comprendre que la dépendance se situe à un niveau bien plus profond que le produit ou la compulsion qui pose problème, c'est pouvoir prendre pleinement conscience que toute forme d'abstinence est insuffisante et ne devrait pas constituer un but à atteindre, mais seulement un moyen d'atteindre un but.
Si l'on pense que s'abstenir suffit à faire disparaître le malaise et les comportements excessifs, c'est s'exposer à des lendemains qui déchantent.
L'abstinent qui n'arrive pas encore à faire la différence entre causes et conséquences est un abstinent malheureux. Il est en permanence en autocontrôle et le besoin demeure latent, ce qui va entraîner à plus ou moins long terme une frustration. Cette insatisfaction va renforcer ce désir refoulé.
C'est en toute logique que la suite se déroule. Afin de pouvoir vivre son quotidien, l'abstinent va "chasser" du conscient ce sentiment de frustration qui, une fois dans l'inconscient va jouer son rôle d'antagoniste face à l'autocontrôle et ainsi se renforcer.
Il suffira d'un contexte propice et, conditionné par son inconscient, l'individu va commettre ce que l'on appelle la rechute.
C'est à ce moment précis que toute la gestion de cette rechute va se jouer. Si l'acte est inconscient, le regard de celui qui le vit ne l'est pas. Imaginez seulement ce que cette personne va vivre en terme d'émotions. Culpabilité, honte, colère, tristesse. Si ce cocktail ne peut être désamorcé, la rechute peut s'installer durablement.
L'entourage, malgré lui, n'aide pas toujours. Il faut dire qu'il souffre aussi l'entourage. Cette situation est difficile à gérer sans aide. La culpabilité des uns et des autres charge fortement le contexte.
Addict' vous propose un accompagnement neutre et professionnel.
"Rien ici bas n'est permanent, sauf le changement" La Cabale